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C

 

Câble : Élément linéaire, de section générale cylindrique, composé d'un assemblage de torons constitués de fils en acier à très haute résistance, tressés, torsadés ou nattés. Le fait d’être toronné implique que le câble est, à contrainte de traction égale, plus extensible qu’un tirant ou un fil non toronné de même section et de même nuance. Certains câbles ne sont constitués que de fils. On les appelle "câbles spiraloïdaux" ou "monotrons". Ils peuvent comporter un très grand nombre de fils.  

Cache-moineau : Sorte d'entretoise, placée entre les chevrons, lorsque ceux-ci forment une saillie : " le cache moineau peut reposer sur la sablière, ou être posé devant celle-ci ". Il existe des caches-moineaux moulés, emboutis ou contre-profilés s'adaptant à divers matériaux de couverture ; ils portent alors plus généralement le nom de closoir.

Cadastre : Les documents cadastraux sont des documents administratifs permettant d'identifier les propriétés de chaque commune. (plans parcellaires)  

Cadre : Assemblage rectangulaire de quatre pièces de bois.  

Caillebottis : Panneau à claire-voie constitué soit d'une grille de lames métalliques, soit de baguettes de bois assemblées en quadrillage, soit de matière moulée (plastique ou caoutchouc). Le caillebotis peut servir de grille d'aération, de grille de caniveaux, de marches d'escaliers, de passerelle, de plancher technique, d'antidérapant sur les sols industriels ou dans les douches de collectivités, d'éléments brise-soleil sur les façades, etc.  

Caisson : Se dit d'une poutre ou d'un poteau. C'est une barre de section creuse, composée de deux âmes pleines parallèles solidarisées par des semelles haute et basses. Le caisson est donc exécuté à partir de 4 tôles pleines munies de raidisseurs (intérieurs ou extérieurs) et qui sont assemblés par soudure.  

Calepinage : Action d'établir et de repérer sur des plans, à l'aide chiffres et lettres, les éléments de dimensions variables devant entrer dans la composition des façades d'une construction.  

Calorifuge : Isolant thermique résistant aux hautes températures.  

Cantilever : Se dit d'un système de construction appliqué à des poutres comportant au moins deux travées, et caractérisé par le fait que les joints sont disposés dans les travées au lieu d'être placés sur les appuis (ce qui permet aux éléments de franchir des portées plus importantes).

Capillarité : Résultat des effets de la tension superficielle des liquides, liée au caractère élastique de leur surface, et au fait que leur propagation est facilitée par le rapprochement des parois qui l'entourent. V. aussi Coupure.

Carcasse : Ossature en bois d'une construction qui n'a pas encore reçu son remplissage en maçonnerie : "la carcasse d'une maison à pan de bois ".
  

Carreau de plâtre : Elément industriel rectangulaire constitué de plâtre utilisé pour la construction de cloisons.

Carrelage : Composition d'éléments géométriques jointifs formant revêtement de sol. (terre cuite, pierre, grès…)

Carrelet : Pièce de bois de section carrée, de 15 à 50 mm de côté.  

Cavité murale : espace laissé libre derrière le parement extérieur d'un bâtiment.  

Cerce : Longue bande de bois carré ou méplate, et flexible, servant à tracer les lignes courbes et, en particulier, les débillardement des limons d'escalier. 2. Calibre de forme courbe servant à reproduire cette forme.  

Chaînage : Ceinture en métal ou en béton reliant les murs porteurs et évitant leur écartement.  

Chaise : - 1. Bâti en bois supportant une machine pour la surélever. - 2. Assemblage de poutres disposées en carré, et servant de base à la charpente d'un clocher. - 3. Ossature légère fixée en saillie sous les chevrons, pour en supporter l'habillage.  

Chambranle : Encadrement posé en applique, généralement mouluré, pour porte et fenêtre. Prend le nom de bâti dormant lorsqu'il est scellé, destiné à une porte ou croisée.  

Chambrée : Dans la charpente d'un comble, espace compris entre le dessous des chevrons et le dessus des arbalétriers, et dans lequel se logent les pannes (les pannes sont dites " hors oeuvre"). Il arrive cependant que les arbalétriers soient situés dans la chambrée des pannes (les pannes sont alors dites "en oeuvre").  

Champlat : Moulure étroite et aux angles arrondis.  

Chanfrein : Surface oblique et plane formée par l'arête abattue d'une pièce de bois. Un chanfrein et dit continu lorsqu'il se poursuit jusqu'aux extrémités de cette pièce, et arrêté ou suspendu lorsqu'il est interrompu, une ou plusieurs fois, au droit des assemblages. Syn. Biseau  

Chanlatte : - 1. Littéralement : latte placée de chant. - 2. Tasseau triangulaire ou trapézoïdal, cloué, par exemple, à l'extrémité des chevrons pour soutenir le premier rang de tuiles.  

Chant : Coté le plus étroit d'une pièce équarrie. De chant ou sur chant : sur la plus petite face, dans le sens de la longueur.  

Chantier : - 1. Lieu de travail (lieu où la charpente se prépare ou, emplacement de la construction et du levage). - 2. Petite pièce de bois sur laquelle reposent les bois que l'on établit sur l'épure ou que l'on taille. - 3. Fortes pièces de bois servant à isoler du sol les piles de bois lors du stockage.  

Chantignole : Voir échantignole.

Chantourner : Découper ou évider une pièce de bois suivant un profil courbe à l'aide de la scie à chantourner " les saillies des pannes sont souvent chantournées en doucine ".
  

Chape : Couche mince de ciment recouvrant la surface d'une dalle ou d'un plancher. La chape est dite flotante lorsqu'elle est désolidarisée de la dalle ou du plancher par un feutre, un isolant ou tout autre matériau continu.

Chapelle : Entaille borgne, carré ou circulaire, dans laquelle se loge l'écrou d'un boulon pour le serrage d'un joint. Voir aussi Lamage.  

Charge : Ce réfère à l'effort maximal qu'un élément de structure ou un système sera appelé à fournir au cours de sa vie utile. Ex. une structure doit être en mesure de résister au vent le plus intense susceptible de survenir au cours d'une période de 50 ou 100 ans, d'après les statistiques météorologiques. Pour un système de chauffage, on peut prévoir l'éventualité de la température la plus faible sur une période de 10 ou 15 ans.  

Charpente : De façon générale, assemblage de pièces de bois, de poutrelles de béton ou de profilés métalliques, composant l'ossature ou squelette d'un édifice, d'un plancher, d'un escalier, et, dans le sens courant, l'ossature porteuse et le contreventement d'un comble. Les charpentes de toiture doivent à la fois porter sans déformation les matériaux de couverture, et résister aux efforts et charges dus au vent et à la neige. La répartition des forces et des charges des charpentes utilise le caractère indéformable du triangle ; d'où la triangulation de la plupart des charpentes sous forme de fermes. "NB - Il est traité ici des charpentes de toiture : V. aussi Escalier, Lucarne, Maison à ossature bois, Pan de bois, Plancher. 1/ Charpente en bois. Ossature indéformable constituée par un assemblage de pièces de bois, basé sur les principes de la triangulation. V. le DTU, les Règles CB. (Règles de calcul et de conception des charpentes en bois), et les normes NF (Règles d'utilisation des bois dans les constructions ; règles de calcul exécution des assemblages).  

Charpenter : Tailler, façonner, assembler les bois pour réaliser une charpente.  

Charpentier : Homme de métier qui, selon son intelligence et son habileté, est capable de concevoir, calculer, tracer, assembler et lever des ouvrages de charpente.  

Châssis : Cadre en bois ou en métal dans lequel s'adapte une porte ou une fenêtre généralement vitrée. Châssis à tabatière, ouverture vitrée placée dans un comble, et dont le cadre peut se soulever comme un couvercle.

Châtaignier : (Castanea sativa Mill.) Châtaignier commun. Angl. : Chestnut, Sweet Chestnut. All. : Edelkastanie, Echte Kastanie. Ital. : Castagno. Provenances : Europe centrale et méridionale.  

Chatière : Petite ouverture insérée dans la couverture et permettant l'aération des combles ;  

Chauffage : Système mis en place permettant le chauffage des pièces d'un bâtiment. Chauffage par radiateurs ou convecteurs (circuits d'eau chaude), chauffage basse température (chauffage par le sol), chauffage à accumulation, chauffage électrique… Chauffe - eau : Appareils produisant de l'eau chaude. Les chauffe - eau peuvent être instantanés ou à accumulation.  

Chaume : Matériau utilisé en couverture. Il est à base végétale (paille de seigle, roseaux…). Matériau lourd et isolant.  

Cheminée : Elément intégré à la construction comprenant un foyer et un conduit permettant l'évacuation extérieure des fumées.  

Chêne : (Quercus pedunculata Ehrh. , Quercus sessiliflora S.M.) Ce groupe comprend les deux espèces les plus importantes en Europe : Chêne pédonculé et Chêne rouvre. Angl. : Oak, pedonculate Oak, sessile Oak. All. : Stieleiche, traubeneiche. Ital. : Farnia, rovere. Provenances : Europe.  

Chéneau : Conduit situé en partie basse des toitures et destiné à recueillir et canaliser les eaux de pluie.

Chevalement : Étaiement en forme de tréteau, servant à soutenir une partie de maçonnerie, lors de la reprise en sous oeuvre, ou encore de grands arcs en lamellé-collé lors du levage.

Chevalet : Sorte de grand tréteau en charpente servant à la réalisation d'échafaudage.

Chevêtre : - 1. Pièce de bois dans laquelle s'assemblent les solives de remplissage d'un plancher lorsque celles-ci sont coupées au droit d'une enchevêtrure : " le chevêtre peut s'assembler à ses extrémités dans les solives d'enchevêtrure, ou reposer sur les murs. Dans le chevronnage, la pièce qui remplit les mêmes fonctions est également appelée chevêtre ". - 2. Le mot chevêtre est souvent employé pour enchevêtrure.

Cheville : - 1. Tige de bois débité dans le fil, de 18 mm de diamètre environ, qui sert à boucher un trou ou assembler des pièces. - 2. Cheville à expansion, cheville métallique destinée à recevoir une vis ou un écrou, pour permettre la fixation d'une pièce de bois ou de métal contre une maçonnerie. Elle peut être auto-foreuse ou bien mise en place dans un trou percé au préalable.
  

Chevrons : Pièces de bois posées sur les pannes et sur lesquelles sont fixées les lattes soutenant la couverture d'une toiture.  

Chien assis : Fenêtre en saillie située dans la toiture.  

Cimaise : Pièce de bois moulurée qui, placée à environ 1 m de hauteur, forme le cadre d'un lambris.

Cisaillement : - 1. Effet produits par des efforts de compression, de traction, etc., qui au niveau des organes de liaison (clous, boulons, etc.), s'exerce sur des pièces assemblées " il y a cisaillement simple lorsque seulement deux pièces sont assemblées; cisaillement mixte, particulier aux clous, lorsque ceux-ci traversent deux éléments et pénètre des deux tiers dans un troisième; cisaillement double lorsque trois pièces au moins sont traversées par l'organe de liaison ". - 2. Dans les assemblages par entailles, effet produit par un effort de compression s'exerçant parallèlement aux fibres du bois dans le plan délimitant la butée. - 3. Syn. de contrainte " cisaillement parallèle ou perpendiculaire aux fibres du bois ".

Clameau : Crampon en fer à deux pointes à retour d'équerre, se dit aussi crochet d'assemblage. La forme particulière de ces pointes à pour but d'amener les assemblages à joindre, lors du montage de la charpentes.

Claustra : Ouvrage ajouré en bois ou en maçonnerie fermant une loggia ou constituant un élément séparatif dans une pièce.  

Clavette : Petite cheville plate placée dans l'ouverture d'une cheville plus grosse pour l'immobiliser. Employer dans les assemblages.  

Clé : Coin de bois pour réunir, serrer les moises. Cheville rectangulaire de bois dur assurant le serrage de certains assemblages.  

Climatisation multi-zone : délimitation d'espaces nécessitant des apports différents d'air froid (climatisation) ou de chaleur (chauffage) en fonction de leur emplacement relatif dans le bâtiment (ex. leur plus ou moins grande proximité des fenêtres).  

Clin : Planche de bardage, "les clins s'assemblent par rainure et languette, ou se recouvrent en crémaillère ".

Coefficient : facteur permettant de pondérer un calcul en fonction de certaines circonstances ou caractéristiques. Ex. un coefficient peut exprimer la perte éventuelle de résistance, occasionnée par la rouille, d'une poutre d'acier.

Clame : Pièce métallique (équerre, méplat, etc.) fixée à l’extrémité d’une barre, d’une tôle, servant à réaliser un accostage précis pour faciliter un assemblage ou l’exécution d’un joint soudé.  

Clavette : Petite cheville en fer plat, souvent usinée, servant à immobiliser deux pièces, dont l’un présente une fenêtre rectangulaire de section légèrement supérieure à celle de la cheville.  

Clinker : Produit obtenu par cuisson jusqu’à calcination au minimum d’un mélange très soigneusement dosé d’acide silicique d’alumine, d’oxyde de fer et de chaux. Finement moulu avec des additions (ex : laitier de hauts-fourneaux), le clinker donne le ciment dont il existe de nombreuses variétés (dont le ciment Portland obtenu à partir de clinker de Portland).  

Cloison : Désigne les parois non porteuses permettant d'organiser les espaces. Les cloisons peuvent être en briques, parpaings, carreaux de plâtre,…  

Closoir : Type de cache-moineau que l'on place en contre-profil des matériaux de couverture, pour en clore le raccord avec le bardage.  

Condition suspensive : Condition dépendant d'un événement futur et incertain qui suspend la validité d'une convention (ex : promesse de vente sous condition suspensive d'obtention d'un prêt) Si la condition ne se réalise pas, l'acte est considéré comme nul et non avenu.  

Coefficient : Pourcentage, ou valeur relative qui concerne une donnée ou une caractéristique. Voici les principaux coefficients utilisés dans le bâtiment, regroupés par sujets.

- Acoustique :

Coefficient d'absorption acoustique, coefficient (x dit de SABINE : rapport de l'énergie acoustique absorbée à l'énergie incidente. a.sab =Wa /Wi.
Coefficient de correction acoustique : désigne parfois l'indice d'isolement acoustique.

- Matériaux :

Coefficient d'absorption d'eau, d'élasticité, de flexion, de retrait, etc. : V. ces mots. Le coefficient de frottement est le rapport entre la force tangentielle (poussée, traction, cisaillement, etc.) nécessaire pour déplacer un élément contre un autre et la force (charge, pression, etc.) qui rapproche ces deux éléments l'un contre l'autre.

- Thermique :
·         Coefficients d'amortissement thermique, de besoins de chauffage (B), de conductivité thermique ·         Coefficient volumique de consommation d'énergie (coefficient C) ·         Coefficient de couverture solaire (F) ·         coefficient volumique des déperditions thermiques (coefficient G pour les habitations, et G1 pour les autres bâtiments) ·         Coefficient de transmission surfacique (K), linéique (K,) et global (Kg) des parois ·         Coefficient de résistance thermique des parois (R) ·         Coefficient de performance (COP) des pompes à chaleur.  

Coefficient d'occupation des sols (COS) : Coefficient déterminant pour chacune des parcelles comprises dans les zones définies par le plan d'occupation des sols (POS) d'une commune, la densité de construction admise selon les règles d'urbanisme. Rapport exprimant le nombre de mètres carrés maximum de plancher hors oeuvre pouvant être construits par mètre carré au sol.  

Cœur : Partie centrale, dure et plus foncée d'un tronc d'arbre. Elle est composée des cellules mortes plus résistantes que l'aubier. V. duramen.  

Collage : Assemblage de deux éléments par interposition d'un troisième, la colle, qui présente une affinité adhésive avec chacun des deux.

Collapse : Au cours d'opération de séchage, par suite de température trop élevée, de ventilation trop sèche, des décollements intérieurs peuvent se produire, ou des alvéoles se former.

Colle : Matière gluante durcissant sous l'effet de la chaleur, de l'air ou d'un agent polymérisateur, et que l'on étale à la surface des bois pour les faire adhérer : " les colles à froid ont permis à la charpente d'évoluer de manière spectaculaire ces vingt dernières années ". Les colles urée formol, résorcine-formole ou résorcine-phénol-formole sont les plus employées; les premières sont réservées pour les travaux placés à l'abri des intempéries, et les secondes à tous les travaux extérieurs.

Colombage : Ensemble des poteaux placés verticalement dans une construction à pan de bois.

Colombe : Chacun des poteaux qui entrent dans la composition d'un pan de bois, plus particulièrement les deux forts poteaux qui, placés de chaque coté d'une poutre maîtresse, soutiennent celle-ci.

Colonne : Élément d'architecture de forme cylindrique, destinée à former un support vertical, et composé de trois parties: la base, le fût et le chapiteau.
  

Combles : Partie de la maison située sous la toiture. Les combles peuvent être perdus ou aménagés.

Compression : Type de sollicitation qui tend à comprimer un élément, et donc à en provoquer le raccourcissement. " dans les structures triangulées, les barres sont soumises à deux sortes d'efforts principaux : la compression et la traction ".  

Congé : -1. Moulure dont le profil creux en forme de quart de cercle est l'inverse de celui de la moulure dite en quart de rond. Syn. Cavet. - 2. Outil servant à façonner ce profil.  

Connecteur : Organe de liaison placé entre une poutre métallique et une dalle de béton pour solidariser les deux matériaux dans une résistance commune aux charges qui leur sont appliquées. Les connecteurs peuvent être : des goujons, des barres rondes, des équerres, des coupons de profils divers soudés sur la semelle supérieure de la poutre métallique. Ce sont également des pièces d'assemblage des charpentes, constituées soit d'une plaquette perforée à clouer, soit d'une plaquette de métal hérissée de pointes par emboutissage, et mise par percussion.

Console : - 1. Support en bois qui soutient une corniche, un balcon, un auvent, etc. - 2. Prolongement d'une poutre ou d'une ferme en porte à faux.

Construction : - 1. Action de construire. - 2. Bâtiment construit. - 3. Tout ouvrage dont la structure travail et qui a d'autre fonction que celle de supporter une toiture. Les constructions en bois se subdivisent en trois familles : les ouvrages définitifs parmi lesquels on trouve les maisons en pans de bois, les chalets et les maisons à ossature en bois; les ouvrages provisoires qui comprennent les étaiements, les échafaudages et les coffrages; les ouvrages spéciaux tels que ponts, passerelles, pylônes, palissades, silos, portes d'écluses etc.
  

Contrainte : Sollicitation s'exerçant dans une section : " la contrainte exprime le rapport d'un effort (en kg ou en daN) sur une surface unitaire (en cm ou en mm); d'où sa valeur donnée en kg/cm ou en daN/cm ".  

Contrefiche : - 1. Pièces de bois entrant dans la composition des fermes. Placée en position inclinée, elle s'assemble, en tête, sous l'arbalétrier, et, en pied, dans le poinçon : " la fonction de la contrefiche est de lutter contre la flèche que pourrait prendre l'arbalétrier sous la charge que lui transmet la panne ". - 2. en étaiement, grande pièce inclinée (tronc d'arbre ou assemblage de madriers) soutenant la poussée des terres ou d'un mur.  

Contre-fil : Sens contraire à la direction des fibres du bois. Il est possible que le contre-fil soit la caractéristique de certaines espèces d'arbre (Sapelli). La figuration rubannée est fréquente dans les bois tropicaux. Ce sont des couches superposées de fil incliné sur droit qui alterne avec des couches gauches. Il y a des déviations de fil : drapé, ondulé, etc. qui sont dues à la figuration. Pl. des contre-fils.  

Contreflèche : Courbure artificielle que l'on fait prendre à une pièce de bois ou à un élément de structure. La contreflèche est donnée à l'oeil ou par calcul, lors de la fabrication d'élément de structure ou lors de la pose de renforts. Dans le cas où elle est obtenue par un calcul, la contreflèche réelle donnée à l'élément considéré est légèrement supérieur à la flèche à la flèche que prendra cet élément sous la charge qu'il doit supporter.  

Contre-latte : Forte latte, plus longue et plus épaisse que les lattes du toit ou du bardage, posé de façon à les soutenir.  

Contre-marche : Dans un escalier, pièce verticale comprise entre deux marches consécutives. Dans les escaliers à la française les contremarches s'assemblent dans une rainure pratiquée dans la marche supérieure et se clouent derrière la marche inférieure; dans les escaliers à l'anglaise, elle se visse le plus souvent dans un tasseau.

Contremarque : Marque portée lors de l'établissage sur toutes les pièces placées à droite de l'axe d'un élément de structure (une ferme par exemple). Dans les expressions du métier, le mot contremarque est utilisé au masculin : " cette ferme est marquée au franc et au contremarque ".  

Contre-parement : Face non-apprêtée d'une pièce de bois ou d'un panneau, opposée au parement.  

Contre-pente : Déclivité qui, dans un chéneau ou dans une gouttière, donne à l'écoulement des eaux une direction inverse de celle de leur écoulement normal : " la contre-pente est considérée comme un défaut ".  

Contreplaqué : Panneau de bois formé par la superposition de plusieurs couches de bois liées par des résines.

Contrevent : Dans une charpente, pièce de bois placée obliquement entre les fermes pour les renforcer. Souvent appelé Lien.  

Contreventement : Dispositif mettant en liaison les structures pour assurer leur stabilité.  

Convection : échange de chaleur effectué par le mouvement d'un fluide (habituellement un gaz). Les échanges de chaleur peuvent également se faire par conduction (dans les solides) et par rayonnement (infrarouge).  

Copeau : Éclat, morceau, ruban détaché d'une pièce de bois au rabot ou au ciseau : gros copeau, copeau fin, frisé. De peu de valeur, le copeau a trouvé une utilisation dans la fabrication de panneau.  

Corbeau : Elément en saillie, formant console et permettant de supporter des poutres, balcons, corniches…

Cordeau : Corde très fine employée pour tracer des épures et le réglage des charpentes au levage.  

Corniche : Moulures filantes créant des reliefs situées en couronnement de façade.  

Cornier : Qui est à la corne, c'est à dire à l'angle de quelque chose : " poteau cornier ".  

Cornière : Profilé de métal méplat plié dans le sens de la longueur, en général à angle droit en L, à branches égales ou inégales, les bords et angles intérieurs étant arrondis. Si tous les angles sont vifs, la cornière prend le nom d’équerre.  

Corroyage : Les outils de corroyage servent à dégrossir et dresser les pièces afin de les ramener à leur juste mesure par rabot, riflard ou varlope. Mécaniquement on use de la dégauchisseuse pour les chants, de la raboteuse pour l'épaisseur et la largeur.  

Corroyer : Dégauchir, dresser et mettre aux cotes d'utilisation une pièce de bois, soit à la main, soit à la machine.

Corruguée : une tôle corruguée est une tôle pliée plus ou moins à angle droit, à intervalles réguliers de 5 à 10 centimètres, de manière à lui donner plus de corps.  

Costière : Assemblage de planches rabotées, placées de chant et formant le cadre d'un châssis de toiture, tout en obturant le vide laissé dans l'épaisseur de la charpente entre le dessous du châssis et le nu du plafond.  

Cotterie : Terme en usage dans le bâtiment et plus particulièrement dans le compagnonnage pour désigner les ouvriers qui travaillent sur les échafaudages ( maçons, tailleurs de pierre, charpentiers, couvreurs etc.) tandis que les ouvriers travaillant au sol (serruriers, menuisiers etc.) sont appelés pays.  

Couchis : Ensemble formé par des bastaings ou des madriers, posés les uns à coté des autres, parfois sur plusieurs lits superposés et croisés, pour assurer une bonne répartition des charges sur le sol.  

Coupe : Disposition de joint par rapport aux pièces déjà assemblées. Coupe biaise ou fausse coupe : coupe oblique. Coupe carrée ou coupe droite : coupe à angle droit. Coupe d'onglet : coupe à 45°. Coupe perdue qualifie les lames de parquet de différentes longueurs.  

Coupe-feu : Qualifie une paroi (cloison, plancher ... ), ou un élément inséré dans une paroi (porte, fourreau de canalisations, clapet de gaine), stable au feu (mécaniquement), isolant thermique, pare-flammes (étanche aux flammes). Le classement coupe feu dépend du délai nécessaire pour qu'une source de flamme normalisée les traverse. Les classes sont de 1/4 h, 1/2 h, 1 h, une heure 1/2, 2, 3, 4 et 6 heures. On dit par ex. qu'une cloison est coupe-feu deux heures.  

Coupure : Interruption dans le passage du courant, d'un fluide..., dans un ouvrage : joint de structure, joint de reprise... -Coupure de capillarité, ou coupure étanche : interposition dans toute l'épaisseur d'un mur d'un matériau étanche (bitume armé, mortier fortement dosé et adjuvanté, résines injectées) faisant écran aux remontées d'humidité par capillarité. La coupure de capillarité à la base des murs doit être au-dessus du niveau des terres du remblai extérieur ou du vide sanitaire, et sous le chaînage du plancher bas.  

Cour anglaise : Cour située au dessous du niveau du terrain et qui permet d'assurer la ventilation ou le jour de pièces situées au sous-sol.  

Courbe : Bloc de bois massif constituant après taillage une première partie de limon ou de crémaillère curviligne en plan et en élévation et placé entre deux joints.  

Couronne : - 1. Bloc de bois circulaire, massif ou en lamellé-collé, plein ou évidé placé au sommet de certaines coupoles, pour recevoir la tête des arbalétriers rayonnants. - 2. Couronne de pointes ou de boulons : disposition circulaire de pointes ou de boulons, pour conférer à un assemblage un aspect plus soigné tout en assurant une reprise très satisfaisante des efforts qui sollicitent ces organes.

Couronnement : Assemblage des chevrons sur le faîtage. 2. Couronnement d'un poinçon : ensemble des coupes réalisées, suivant le lattis des versants, en tête d'un poinçon destiné à recevoir des arêtiers ou des noues, pour permettre au charpentier de régler ces derniers en hauteur lors du levage.

Cours : Rangée continue de pièces de bois assemblées bout à bout : " un cours de pannes, de sablières, de plinthes etc.".

Couture : Distance comprise entre le joint et le bord du trou rond destiné à recevoir la cheville, dans un assemblage à tenon et mortaise chevillée. Cette distance est à peu près égale au diamètre de la cheville.
  

Convection : échange de chaleur effectué par le mouvement d'un fluide (habituellement un gaz). Les échanges de chaleur peuvent également se faire par conduction (dans les solides) et par rayonnement (infrarouge).  

Couverture : Ensemble permettant la mise hors d'eau d'une construction (tuiles, bacs acier, zinc, ardoises...) 

Couvre-joint : Plaque de liaison réunissant par des rivets ou des boulons les abouts de deux éléments d’une même pièce, et calculée de manière à maintenir sans affaiblissement la résistance finale. On se sert de couvre-joints, soit lorsque la longueur des éléments disponibles est inférieure à la longueur de la pièce à construire, soit lorsque la longueur de la pièce est telle que son transport et sa mise en place nécessitent son fractionnement en tronçons. Le couvre-joint est également un profilé métallique, en tôle repliée en trapèze, pour être fixé en recouvrement d'un tasseau de faîtage ou d'arêtier, ou sur une acrotère.  

Coyau : Chacun des chevrons courts placés à la base des combles à forte pente pour adoucir l'égout : " les coyaux sont taillés en sifflet et cloués sur ou contre les chevrons du comble; par la brisure qu'ils produisent, ils donnent plus de mouvement à la toiture ".  

Crampon : - 1. Pièce de fer recourbée et doublement appointie destinée à lier deux pièces de bois. - 2. Crampon d'assemblage, organe destiné à reprendre le cisaillement entre deux éléments, dont l'un peut être en acier. Tiré d'une tôle mince son profilé est dentellé afin d'en permettre la pénétration dans le bois par pression : " les crampons peuvent être à simple ou à double denture ".  

Crapaudine : Pièce de fonte ou d’acier de forme cylindrique ou parallélépipédique, portant un téton saillant à la partie supérieure sur lequel s’articule le tourillon d’une porte lourde. Pièce fixe supportant et guidant le pivot inférieur d’un organe mobile (mât de levage, potence, etc.). Petit panier retourné formant filtre, placéaux points d'écoulement des eaux pluviales (naissance des descentes, de gouttières, de chêneaux) pour retenir les végétaux et autres corps, et pouvant servir de trop-plein.  

Crémona : Application particulière de la statique graphique permettant de déterminer la valeur et la direction des efforts sollicitant les barres d'un système triangulé.

Croche : Un des procédés du trait de charpente appliqué aux pièces courbes dans les trois dimensions de l'espace, c'est à dire cintrées en plan et en élévation : " dans le langage du charpentier, le mot croche est plus spécialement réservé à la charpente, et le mot courbe à l'escalier ".

Croisée : Châssis de fenêtre. Croisée à la française : composé de deux châssis volants. Croisée vénitienne : plusieurs châssis accolés. Les croisées sont parfois munies de courtes traverses appelées petits bois.

Croisillon : Élément de charpente constitué par deux pièces de bois ou de métal disposées en croix et entrant dans la composition de certains pans de bois ou de poutre triangulée.

Croix-de-Saint-André : Croisement de deux pièces de bois selon les diagonales d'un rectangle, d'un carré, ou d'un quadrilatère quelconque, de manière à rendre l'élément indéformable. A leur intersection ces deux pièces s'assemblent par une entaille à mi-bois.

Crosse : Pièce rapportée sous le limon de départ d'un escalier, de manière à en augmenter la largeur et à la rendre égale à cet endroit, à celle du limon. 2. Partie courbe d'un arc en lamellé-collé. Syn. Rein.

Croupe : Pan de toiture rampant à l'extrémité d'un comble. La croupe, qui peut être triangulaire ou trapézoïdale, est délimitée par deux arêtiers et un égout. Une croupe est biaise si son égout n'est pas perpendiculaire à ceux des longs pans. La charpente de croupe comprend une ferme de croupe, dans l'axe du faîtage, et deux demi-fermes d'arêtier.

Cubage : Évaluation d'un volume de bois en unités cubiques.  

Cuisine américaine : Cuisine ouverte sur le séjour.  

Cul-nu : Sans assemblage. Se dit en parlant de deux pièces maintenues l'une contre l'autre par un simple clouage.

Cuvelage : Traitement des parois en béton permettant de leur assurer une étanchéité. Utilisé pour la construction de sous-sols en milieu humide.

D 

 

Dalle : Surface horizontale en béton reposant sur la structure d'une construction. La dalle flottante est une dalle désolidarisée de son support (plancher). Les dalles sur plots sont des dallettes de petites dimensions posées sur plots et permettant d'assurer la protection de l'étanchéité des terrasses accessibles.  

Dauphin : Partie basse des descentes d'eau pluviale généralement en fonte. 

Débattement : Rayon d'ouverture (espace libre) 

Débillarder : Effectuer un débillardement, c'est-à-dire tailler les chants d'une pièce courbe de façon qu'ils soient le plus souvent d'équerre par rapport aux plats suivant une ligne aplomb.

Débit : Exploitation du bois selon ses diverses destinations en poutres, bastaings, madriers etc. Division longitudinale de la grume par sciage, fendage ; chacune des pièces ainsi obtenues est mise aux dimensions de l'industrie.

Débiter : - 1. Action de couper le bois par des méthodes de sciage très diverses, afin d'obtenir des pièces utilisables par l'industrie. - 2. Débit sur dosse, débit consistant à scier une bille suivant des traits parallèles entre eux. La première tombée est dite dosse, la seconde, sur dosse, tandis les autres sont appelées feuillets, planches ou plateaux, selon leur épaisseur. Leurs dimensions normalisées sont les suivantes (en mm) : 13, 18, 27, 34, 41, 54, 65, 70, 80, 90, 100, 110, 120, 150, 200.
 

Déboursé : Ensemble des coûts de fournitures et de main d'oeuvre qui composent le prix de revient brut d'un ouvrage, hors frais fixes et bénéfice ; on dit parfois déboursé-sec pour déboursé-net.

 

Décapage : Enlèvement de tous les corps étrangers présents à la surface de l’acier avant l’application du revêtement protecteur. Les procédés les plus employés pour décaper sont le plus souvent mécaniques ou thermiques pour les laminés à chaud avant peinture, chimiques (dissolution, attaque acide) pour les tôles ou profilés laminés à chaud ou à froid avant galvanisation, zingage électrolytique, etc. Les tôles laminées à froid sont décapées par oxydation et réduction gazeuses avant galvanisation (procédé en continu). Le décapage est aussi employé avant la sulfinuzation (cémentation au bain de sel à 550°C qui introduit superficiellement dans le métal des composés sulfurés, nitrurés et carburés.  

 

Décharge : - 1. Pièce oblique destinée à s'opposer à la déformation d'un pan de bois : " l'inclinaison de la décharge est, en principe, inférieure à 60° ". - 2. Placer une pièce en décharge, lui donner une position inclinée, soulager un plancher, arc-bouter un mur ou contreventer une charpente.  

 

Déclaration d'achèvement des travaux : Déclaration signée du constructeur qui doit être adressée à la mairie dans un délai de 30 jours à partir de l'achèvement des travaux.  

 

Décollement : Action de se décoller. État qui en résulte : " en charpente lamellée-collée se produisent parfois des décollements dus à différents facteurs mauvais Serrage, mauvaise colle, conditions d'utilisation défavorables (bois humide, basse température), etc. ". 2. Partie de bois enlevée à un tenon, lorsque la mortaise comporte un épaulement, de manière que la pièce qui porte ce tenon dissimule totalement la mortaise. 3. Partie de bois enlevée à un embrèvement, lorsque le talon d'about est trop court.

Décrochement : Différence d'alignement en plan ou en hauteur, dans une surface ou dans une moulure. Syn. retour.

 

Dédoubler : Diviser en deux : " dédoubler un madrier par le milieu, à plat par un trait haut ou de chant par un trait bas.  

 

Défaut : Toute imperfection que présentent les bois. Les principaux défauts sont la cadranure, la gélivure, les gerces', la roulure; viennent ensuite les noeuds, le flache, l'aubier : " certains défauts rendent les bois inutilisables ".

 

Défibrage : Tirer d'un rondin de longs et minces copeaux qui serviront à la fabrication de panneaux de fibres de bois.  

 

Dégauchir : - 1. Travailler une pièce de bois pour lui enlever son gauche naturel et aplanir une de ses faces. Cette opération s'effectue au riflard et à la varlope, ou à l'aide d'une dégauchisseuse. - 2. Dégauchir à l'oeil, apprécier au coup d'oeil la verticalité ou l'alignement d'éléments situés dans un même plan. Syn. bornoyer. - 3. Faire dégauchir, déterminer sur une épure, par un tracé particulier, la position d'une pièce de bois, afin qu'elle soit située dans le même plan que d'autres, pièces ayant la même fonction. On dit aussi faire tourner (par exemple une contrefiche d'arêtier, par rapport aux contrefiches des fermes).  

 

Dégauchir : - 1. Se confondre avec les arêtes ou les faces d'autres éléments, en parlant d'une pièce de charpente située dans le même plan que ces éléments. -2. Se dégauchir par arête, être placé dans le même plan que l'arête' ou la face d'une autre pièce inclinée, celle-ci pouvant être face aplomb ou à dévers.  Dégraisser : - 1. Enlever une épaisseur de bois à un tenon trop fort, pour faciliter son entrée dans la mortaise correspondante. -2. Réaliser une légère pente sur une surface : " dégraisser les chants d'une porte ".

Dégrossir : Travailler grossièrement une pièce de bois et lui ôter le plus de matière possible, pour la préparer à recevoir sa forme définitive: " dégrossir une courbe d'escalier ".
  

 

Dégueulement : Voir engueulement.  

 

Déjoutement : Coupe biaise pratiquée à l'extrémité de pièces concourantes, en vue de leur assemblage. On taille ces pièces selon la ligne passant par le point d'intersection de leurs faces et le point de concours de leurs axes.

 

Délamination : Séparation des éléments d'un assemblage, par suite d'une défaillance de la colle, qui se produit soit dans la colle elle-même, soit dans l'interface de la colle et du bois. Lorsque la rupture se produit dans la colle elle-même, on parle de rupture cohésive.  

 

Délardement : - 1. Enlèvement du lard (ou gras) d'une pièce de bois. -2. Fort chanfrein pratiqué sur une ou deux arêtes d'une pièce de bois, pour procurer un appui à d'autres pièces, ou lorsque la face supérieure ou inférieure de cette pièce (faîtage, arêtier, noue) se trouve dans un angle saillant.  

 

Déligner : - 1. En charpente, refendre. - 2. En scierie, éliminer totalement ou partiellement Ies flaches, sans que les bords des pièces soient parallèles.  

 

Demi-ferme : Élément de charpente qui s'emploie dans les combles en appentis, car ces combles n'ont qu'une seule pente, et dans les croupes, quand la panne basse a une trop grande portée. Dans ce dernier cas, la demi-ferme de croupe s'assemble contre la ferme qui lui fait face, et lui transmet une partie de la charge supportée.  

 

Densification : Amélioration du bois par compression. Ses propriétés étant fonction de sa densité, variant d'une espèce à l'autre, on le comprime par pression de 200/300 kg/cm ; cela donne une pièce lourde propre à l'usage industriel. La densification peut être effectuée simultanément à l'imprégnation ou par injection de résine.  

 

Densifié : Bois qui a subit la densification.  

 

Dépose : En étaiement, enlèvement des étais à la fin des travaux de reprise en sous-oeuvre.  

 

Déroulé : Se dit d'un bois pelliculaire obtenu par découpe tangentielle d'une bille de bois avec une dérouleuse. Le déroulage est utilisé pour obtenir les bois de placage courants, et pour la fabrication des plis des panneaux de contreplaqué.  

 

Désaboutement : - 1. Épaulement saillant ménagé dans une pièce de charpente qui doit recevoir une pièce oblique. - 2. Assemblage comprenant deux tenons qui se contrebutent dans une même mortaise.  

 

Descente : Canalisation de section circulaire, ou parfois carrée, verticale ou en forte pente, par laquelle on "descend" jusqu'au niveau du sol les eaux pluviales recueillies parles chéneaux et gouttières. La descente est terminée, à sa base, par un dauphin. Le choix du diamètre d'une descente est donné par des abaques, en fonction de la surface de récolte d'eaux (surface en projection horizontale), de l'intensité des pluies, et de la forme droite ou conique du moignon. V. le DTU.  

 

Descente des charges : calcul de la transmission des charges cumulées vers les points d'appui et les éléments porteurs d'un ouvrage. Graphique des résultantes des forces exercées par les différentes parties d'une structure, d'une voûte, d'une charpente, et de leurs applications vers les appuis.  

 

Désordre : Concernant l'enveloppe du bâtiment, ce terme désigne les dégradations dont souffre une composante, en raison d'une mauvaise conception ou d'une mise en oeuvre déficiente.  

 

Développement : Tracé permettant de porter sur un même plan les différentes parties d'un corps, afin de les faire apparaître en vraie grandeur. Le développement est très souvent pratiqué, lors de la conception des escaliers, pour la mise au point des balancements, la correction des lignes de débillardement, des limons et des mains courantes, le positionnement des coupes à crochet, et le tracé des feuillets entrant dans la composition des limons en bois lamellé-collé ".

Dévers : - 1. Inclinaison des faces d'une pièce de bois. Il existe cinq positions particulières de dévers, qui concernent les pièces parallélépipédiques inclinées selon deux sens : a. le lattis, dont une des faces affleure le versant d'un comble ; b. la face aplomb, dont deux faces sont verticales; c. l'aplomb par arêtes, dont les arêtes supérieure et inférieure sont confondues dans un même plan vertical; d. le tout dévers, dont aucune des arêtes ne se trouve située dans le plan des autres; e. l'arêtier positif, qui, par un tracé d'épure, permet de déterminer l'inclinaison de la pièce, de façon que ses deux faces se confondent avec les deux sablières, qui forment entre elles un angle aigu. - 2. À dévers loc. adv., dans une position non verticale, obliquement. Les pannes sont ordinairement placées à dévers sur les arbalétriers.

Déversement : Déformation affectant une structure ou un élément de structure fléchi dont le contreventement est défectueux.
  

 

Dévoiement : Changement de direction d'un conduit.  

 

Dévoyer : - 1. Déplacer latéralement une pièce de bois située dans l'angle d'un comble, pour que ses arêtes supérieures se trouvent à la même hauteur. - 2. Modifier la direction d'une cheminée, pour éviter une pièce de charpente.  

 

Devis descriptif : Document donnant les caractéristiques détaillées d'un ouvrage à construire (mode d'exécution des travaux, matériaux utilisés, description technique des équipements...)  

 

Diagonale : - 1. Droite joignant deux sommets non consécutifs d'un polygone quelconque. - 2. Dans les systèmes de charpente triangulée, nom donné à chacune des barres inclinées, du fait qu'elles sont souvent placées dans la diagonale des trapèzes que forment les membrures et les barres verticales. Toutefois, le réseau d'un système triangulé peut ne comprendre que des diagonales. - 3. Dans les relevés de mesures, chacune des lignes permettant de reproduire des angles quelconques sur les épures.  

 

Diaphragme : Voir voile travaillant.  

 

Dimensionner : Opération qui consiste à rechercher, au moyen de calculs, les dimensions que l'on doit donner à une pièce ou à un ouvrage.  

 

Disjoncteur : Interrupteur de sécurité qui coupe le circuit électrique en cas de surtension.  

 

Domotique : Installations permettant la commande automatique ou à distance de certains équipements (chauffage, alarme...)  

 

Dormant : Cadre fixe d'une baie destiné à recevoir une porte ou une fenêtre.  

 

Dosse : Premier et dernier morceau de bois scié, lors du débit.  

 

Doublage : Paroi ou cloison construite contre un mur ou à quelques centimètres d'un mur, soit pour le consolider, soit pour en améliorer les performances, soit pour le revêtir. A l'intérieur, une cloison de doublage sert à constituer un espace d'air ou à protéger un isolant thermique, tout en composant un parement rigide et plan. Il est fait soit en briques plâtrières hourdies sur chant puis enduites, soit en carreaux de plâtre à parement lisse, soit en plaques de plâtre cartonné de hauteur d'étage, solidaires ou non d'un isolant thermique (V. Complexe de doublage isolant). À l'extérieur, le mur de doublage désigne souvent une contre-paroi d'habillage, en général en briques perforées, liée à la maçonnerie porteuse par des pattes scellées. Une paroi de doublage extérieur en éléments non maçonnés, fixés mécaniquement, est un bardage. Une fenêtre de doublage, ou double fenêtre, peut être mise en place pour améliorer les performances acoustiques et / ou thermiques d'une fenêtre existante, de préférence avec un espace de 150 à 300 mm entre les fenêtres parallèles.  

 

Douglas : Voir Pin d'Oregon.  

 

Doussié (Afzelia) : (Afzelia pachyloba Harms. afzelia bipindensis Harms.) Afzelia. Angl. : Afzelia. All. : Afzelia. Ital. : dussie. Provenances : Afrique tropicale.  

 

Drain : Conduit souterrain permettant de capter et d'évacuer les eaux souterraines.  

 

 

 

DTU : Documents Techniques Unifiés. Document qui réunit l'ensemble des "Règles de l'art" et techniques de construction dont le bien-fondé est confirmé par l'expérience, pour chaque type d'ouvrage du bâtiment : par exemple, installations de gaz, pose des parquets, exécution des enduits, etc. Il y a actuellement une centaine de DTU. À chaque DTU correspond une norme NF. Certains DTU particuliers sont dits Règles de calcul : ils regroupent un ensemble de règles techniques de conception et de calcul des ouvrages (fondations, charpentes, construction métallique, béton, cheminées, sécurité des ouvrages aux risques sismiques, aux surcharges de vent, et calculs thermiques).

Ductilité : Propriété d'un matériau d'être étiré, étendu, courbé ou déformé sans se rompre, avec une élasticité très faible. La ductilité exprime la possibilité extrême de plastification. Elle se rattache donc à l’allongement A % ou à la striction S % en essai de traction uniaxiale, voire à l’allongement % en essai de pliage. Cette généralisation de la notion de ductilité a, par ailleurs, abouti à une extension du qualificatif "ductile" (zone ductile, rupture ductile), de sorte qu’il s’oppose au qualificatif "fragile".  

Duramen : Le duramen est constitué par les cernes de bois les plus intenses. Il constitue le bois parfait, bois d'oeuvre. Les cellules de bois constitutives du duramen ont uniquement un rôle de soutien.

Dureté : Aptitude du métal à résister à des contraintes d'écrasement et de poinçonnement. Elle s’exprime à partir d’une des dimensions de l’empreinte dans le métal – sous un effort donné parfaitement taré – d’une bille d’acier ou d’un diamant conique ou pyramidal.

 
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