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E

 

Eaux usées - Eaux vanne : Les eaux usées sont les eaux évacuées des cuisines et salles de bains. Les eaux vannes sont les eaux évacuées des WC.  

Échafaudage : Ouvrage provisoire formé d'une ossature dans laquelle sont disposés des platelages destinés à supporter le matériel et les ouvriers, lors de la construction ou de la restauration d'un ouvrage : " l'échafaudage, peut être en bois ou en métal, et, selon sa conception, être montant de fond, en console, en éventail, en bascule, suspendu, etc.".

Échandole ou essandole : Petite planche mince employée comme matériau de couverture. Syn. bardeau.
 

Échantignole : En charpente métallique : sorte d’équerre en fer plat plié servant à assujettir une panne sur un arbalétrier.  

Échappée : Hauteur libre au dessus des marches d'un escalier. 

Écharpe : 1. Pièce placée dans la diagonale d'un ouvrage (panneau de porte, etc.), pour le rendre indéformable et participant de ce fait au contreventement. 2. Dans les pans de bois, pièce oblique ayant la même fonction que la décharge, et dont l'angle est inférieur à 60° : " dans certaines fermes, l'entrait peut être remplacé par deux écharpes ; de même, les branches d'une équerre de grande dimension sont raidies par une écharpe ". Syn. Guette.

Échauffer : Commencer à s'altérer sous l'effet de la fermentation de la sève, en parlant du bois.

Échelle : - 1. Appareil composé de deux montants réunis par des traverses, des barreaux ou des échelons espacés de 0,25 m à 0,30 m : " l'échelle peut être simple, double, à coulisse ou plate, selon sa destination et le métier dans lequel elle est employée ". - 2. Échelle de meunier, escalier droit composé de deux limons et de marches sans contremarches, dont l'ensemble forme une seule volée. - 3. Réduction arbitraire, choisie pour représenter une unité de mesure sur les plans. Les échelles les plus employées sont : 0,01, pour les implantations ; 0,02, pour les avant-projets; 0,05, pour les plans de constructions; 0,1, pour l'exécution des travaux sans épure en vraie grandeur; 0,2, 0,5 et 1, pour les détails. - 4. Échelle de Yorce, réduction arbitraire, choisie en statique graphique pour représenter une unité de force* (par exemple : 100 kg = 1 cm). - 5. Échelle de hauteur, voir pige.
  

Echiffre : Mur servant d'appui aux marches d'un escalier.  

Éclisse : Pièce assurant la liaison, l’alignement et la transmission de certains efforts entre deux éléments adjacents ou consécutifs d’une ossature, d’un rail, etc. Contrairement au couvre-joint, qui réalise une liaison intégrale bout à bout de deux éléments d’une même pièce (âme, semelle, cornière), l’éclisse n’assure qu’un alignement de deux pièces sans transmission intégrale de tous les efforts.  

Écoinçon : Pièce triangulaire diversement employée en charpente : dans les marches d'escalier, lorsqu'elles sont balancées et trop larges pour être prises dans un seul plateau; dans un cadre formé de montants et de traverses, pour rendre l'ensemble indéformable : " dans certaines consoles, l'écoinçon peut remplacer le lien assurant leur stabilité ".

Écrouissage : Résultat d’une déformation plastique du métal. Il s’accompagne d’une consolidation de ce dernier dans le sens de la déformation. On peut le faire disparaître par un recuit approprié.  

Effet de cheminée : création de pressions positives et négatives (vacuum) s'exerçant sur l'enveloppe d'un bâtiment et générées par la différence de température entre l'intérieur d'un bâtiment et l'extérieur.  

Efficacité énergétique : caractéristique de matériaux ou d'appareils dont le rendement est élevé et dont l'usage permet d'abaisser la consommation d'énergie. Par extension, ce terme sert à caractériser un bâtiment ou un projet dont la bonne coordination entre les différentes composantes permet une faible consommation d'énergie sans affecter négativement le confort des occupants.  

Effort : Réaction d'un matériau qui montre une résistance lorsqu'on applique une force sur lui. Synonyme de stress.

Égout : Bas de pente d'une toiture, d'où s'écoulent les eaux de pluie.  

Élancement : Rapport entre la hauteur et l'épaisseur d'une cloison ou d'un mur : une cloison de 2,50 m de haut et de 10 cm d'ép. a un élancement de 25.  

Élasticité : Aptitude d'un matériau à reprendre sa forme et ses dimensions initiales après qu'il ait subi une déformation ou un allongement par traction, dès que cesse l'application de la force déformante. On mesure ainsi les élasticités à l'allongement (par traction), à la déformation courbe (par flexion), à la torsion (par vrillage). o Limite d'élasticité, ou limite élastique : taux d'allongement à partir duquel un matériau ne reprend plus sa forme première lorsque cesse l'action de déformation : la limite d'élasticité marque le début du caractère irréversible des déformations. o Module d'élasticité : rapport E des forces de traction exercées à l'allongement subi sans rupture par un corps, par unité de section de ce corps. Par ex., le module d'élasticité du Chêne est de 120 MPa, celui du fer doux de 1 800 MPa, celui du béton supérieur à 20 000 MPa. NB- Une erreur fréquente du langage courant consiste à confondre les notions de souplesse et d'élasticité, pourtant distinctes. Le fait qu'un feuil de peinture ou d'enduit soit "souple" ne prouve pas qu'il aura l'élasticité voulue pour ponter d'éventuelles fissures.

Elégi : Évidement longitudinal pratiqué dans une pièce de bois pour donner plus de relief aux moulures qui y sont effectuées.
  

Élévation : Façade d'un bâtiment.  

Élingue : Cordage de chanvre ou de fibres synthétiques, ou encore chaîne ou câble en acier servant à amarrer une charge. Les extrémités d'une élingue sont munies de boucles renforcées par des cosses, d'anneaux, de crochets, ou de tout autre dispositif permettant le levage.  

Emboîture : Sorte de traverse assemblée par rainure et languette, et éventuellement par des tenons, aux extrémités d'un panneau composé de lames, dans le but de les réunir et de s'opposer au gauchissement.  

Embrèvement : - 1. Assemblage consistant en une entaille prismatique pratiquée dans une pièce de bois, et destinée à recevoir l'extrémité d'une autre pièce, taillée selon un profil inverse. L'embrèvement ne reprend que des efforts de compression. Il se compose d'un about, d'un pas et d'un talon, et, éventuellement, d'un tenon et d'une mortaise. L'about peut être d'équerre par rapport à la pièce qui reçoit l'assemblage, ou être placé dans la bissectrice de l'angle que forment entre elles Ies pièces assemblées. En outre, l'embrèvement peut être découvert, c'est-à-dire apparent sur les faces de la pièce qui reçoit, ou couvert; dans ce dernier cas, il peut être encastré de toute son épaisseur, ou comporter des arasements. Enfin, l'embrèvement peut être simple, double ou triple. - 2. Embrèvement à vif, voir Vif.

Emmarchement : Largeur d'un escalier.  

Empanner : Poser les pannes sur une charpente, lors du levage.  

Empannon : Chevron particulier placé dans le raccord d'une toiture, soit entre un arêtier et la sablière, soit entre un arêtier et une noue, soit encore entre une noue et un faîtage.  

Emprunt : Ligne fictive qui, sur une épure, sert de référence pour certains tracés. 2. Tracer ou prendre un emprunt, se reporter à un repère de base, à différents moments du tracé d'une épure.

Encaissement : Forme en bois recevant le chêneau.
  

Encastrement : - 1. Assemblage rigide de deux ou plusieurs éléments, assurant la transmission intégrale des sollicitations. - 2. Entaille réalisée dans une pièce, aux dimensions exactes d'une pièce plus petite, et destinée à recevoir cette dernière.  

Enchevêtrure : Cadre formé par les chevêtres et les solives qui délimitent une ouverture (ou trémie) pratiquée dans un solivage ou un chevronnage, pour permettre le passage de gaines de ventilation, d'une cage d'escalier, d'une cheminée, de châssis divers, etc.  

Encorbellement : Elément constructif en saillie par rapport au plan de la façade.  

Encuvement : Voir surcroît.  

Enfourchement : Assemblage constitué par une mortaise ouverte dans laquelle se loge un tenon. L'enfourchement est employé parfois comme moyen de liaison, en tête des chevrons.

Engravure : Encastrement du bord d'une bande ou d'une bavette d'étanchéité dans une rainure pratiquée dans une paroi verticale, à la base d'une joue de lucarne, au-dessus d'un bandeau, au sommet d'un relevé d'étanchéité de toiture-terrasse, etc.

Engueulement : Coupe en forme de V, taillée en tête des arêtiers, des noues, et de leurs contrefiches, lorsque ces bois s'assemblent contre le poinçon d'une ferme.
  

Enrayure : - 1. Ensemble des pièces de bois qui, posées de niveau, rayonnent autour d'un poinçon (c'est le cas des entraits retroussés, dans une tour ronde). - 2. Par extension, ensemble des pièces horizontales qui forment la base d'un comble.  

Entablement : Partie horizontale d'une corniche, sur laquelle reposent la charpente et le chéneau.  

Entaille : Évidemment pratiqué dans une pièce de bois. Les moisements sont des entailles; l'assemblage réalisé à l'intersection des deux branches d'une croix de Saint-André est une entaille à mi-bois.  

Entrait : - 1. Pièce de charpentes généralement horizontale, joignant les deux arbalétriers d'une ferme, simple ou moisé, l'entrait s'oppose à la poussée des arbalétriers, tandis qu'au milieu de sa portée, il est soulagé par le poinçon ". - 2. Entrait de demi-ferme, Pièce de bois dont une extrémité repose sur le mur, tandis que l'autre s'assemble contre l'entrait de la ferme. - 3. Faux entrait ou entrait retroussé, dans une ferme en A ou sur blochet, pièce de bois placée de niveau, délimite la hauteur de passage sous la ferme, soulage les arbalétriers, et supporte parfois le faux plancher.

Entretoise : Pièce de bois que l'on assemble ou que l'on cloue entre deux autres, pour maintenir leur écartement, les raidir et les empêcher de se gauchir : " les entretoises s'emploient en de multiples endroits tels que les solivages (où elles sont posées en quinconce ou face à face), entre des lisses de bardage, entre des pannes* (lorsqu'elles reprennent la flexion' déviée de ces dernières), etc. ".

Entrevous : Désigne d'abord l'espace compris entre deux solives ou entre deux poutrelles d'un plancher; par extension, désigne le matériau avec lequel on obture cet espace. Les entrevous en bois des planchers traditionnels étaient des panneaux de Chêne d'env. 2,5 cm d'épaisseur, assemblés à feuillure.

Enture : Jonction de deux pièces de bois placées dans le prolongement l'une de l'autre, au moyen d'assemblages de profils divers. Ainsi, l'enture peut être droite, biaise, désaboutée, en fourche, en trait de Jupiter. Lorsque des pieds de poteaux sont abîmés, on remplace ces parties par des pièces de bois sain que l'on assemble au moyen d'entures.
 

Enveloppe thermique : paroi horizontale, verticale ou inclinée, enfouie ou à l'air libre, séparant l'environnement intérieur et extérieur, et à travers laquelle migrent chaleur et vapeur d'eau. 

Épaulement : - 1. Partie de bois laissée à l'extrémité d'une mortaise, pour quelle ne se découvre pas, pour que l'assemblage soit plus résistant, et pour éviter les infiltrations d'eau. Dans les travaux soignés (escaliers, par exemple), les épaulements sont réalisés tant en about qu'en gorge, et parfois au milieu des mortaises, pour éviter que le toupillage et le retrait des bois ne les découvrent, et aussi pour augmenter la résistance de l'assemblage. Les épaulements sont recouverts par les décollements pratiqués dans les tenons. - 2. Toute entaille fournissant un appui à la pièce qu'elle reçoit. Les moises venant s'assembler sur un poteau reposent sur des épaulements, une languette bâtarde ou un élégi forment un épaulement.  

Épicéa : Sapin blanc du nord. Angl. : White wood, European spruce, Norway spruce. All. : Fichte, Gemeine fichte. Ital. : Abete rosso. Provenances : Europe.  

Épure : - 1. Dessin dans lequel les principes du trait sont employés sous la forme la plus simple, et qui permet d'effectuer l'établissage et le traçage des pièces de bois, et de trouver leurs coupes. Les épures de charpente sont battues, généralement à la grandeur de l'ouvrage à réaliser, sur une aire d'épure, à l'aide d'un cordeau préalablement graissé au blanc d'Espagne, de Meudon, etc. ". - 2. Aire d'épure, surface plane recouverte de parquet ou constituée de plâtras (salpêtre) sur laquelle les charpentiers battent l'épure.  

Époxy ou Époxyde : Famille de résines thermodurcissables dérivées du pétrole ; ses polymères sont caractérisées par leur groupement époxy en bout de chaînes moléculaires. Leur durcissement, exothermique, s'effectue par réticulation chimique, au contact d'un durcisseur aminé, d'un polyamide, ou encore d'un anhydride d'acide. Le mélange réticulé a des performances élevées, en particulier sur quatre plans :

- La force d'adhérence exceptionnelle sur un grand nombre de matières, en particulier les bétons, l'acier, les caoutchoucs : la résistance à la traction peut dépasser 500 kg/cm; d'où son emploi comme colle multifonctions (par ex. collage de voussoirs de ponts en surplomb), et comme liant de mortiers spéciaux à très haute cohésion.

- L'absence de retrait des mélanges sans solvant (emplois en moulage et en mortiers épais).

- L'inertie à l'eau, et l'absence totale de porosité, d'où l'emploi en étanchéité et en cuvelage; mais ce caractère totalement étanche, y compris à la vapeur d'eau, peut dans certaines applications, constituer un inconvénient (revêtement non respirant).

- L'inertie chimique, c'est-à-dire l'insensibilité à la plupart des agents agressifs (bases, alcalis, acides) et des solvants (hydrocarbures) ; d'où l'emploi en revêtements anticorrosion (sols de laboratoires, industries chimiques et alimentaires, garages, cuves, réservoirs, etc.). On peut aussi adapter les caractéristiques aux besoins en mélangeant les époxydes à d'autres matériaux brais, polyuréthanes, etc.

Équerre : - 1. Instrument servant à tracer des angles droits. L'équerre se compose de deux pièces parfaitement ajustées : le chapeau, plus épais, s'applique contre la pièce à tracer, et la lame guide le crayon. - 2. Équerre à écharpe, équerre en bois de grande dimension, dont le chapeau et la lame sont raidis par une écharpe qui évite à l'angle de se déformer. - 3. Équerre métallique, morceau de profilé en fer cornière, employé comme renfort ou comme élément d'assemblage. - 4. Fausse équerre, voir sauterelle. - 5. Coupe d'équerre, coupe réalisée à angle droit. - 6. D'équerre lac. adj., se dit d'un élément qui forme un angle droit avec un autre élément, contre lequel il s'applique. Dans une ferme, le poinçon est d'équerre par rapport à l'entrait.

Érable plane : (acer platanoïdes L.) Plane. Angl. : Norway maple, European maple. All. : Spitzahorn, Lenne. Ital. : Acero riccio, cerfico. Provenances : Europe entière de l'atlantique au caucase.
 Escaliers : Les escaliers peuvent avoir différentes configurations.
Escalier droit, escalier balancé (marches tournantes), escalier hélicoïdal (marches rayonnant autour d'un axe central), escalier à la française (alternance de volées droites et de paliers), escalier à quartier tournant...
 Essanne : Petite planche mince employée comme matériau de couverture. Syn. bardeau.

Essentage : Revêtement d'une paroi verticale par des ardoises ou des essentes.

Essente : Petite planche mince employée comme matériau de couverture. Syn. bardeau.

Établissement : - 1. CHARP.: ensemble des opérations allant du tracé des pièces jusqu'au montage de l'ouvrage : l'établissement comprend le tracé des épures ou ételons, le choix des bois, leur équerrage et leur mise sur ligne, leur disposition sur l'ételon, sur l'aire de chantier, leur marque par des signes conventionnels, la rencontre des bois et la taille des assemblages, et enfin leur montage. - 2. MENUIS.: désigne chacun des signes conventionnels tracés sur les pièces de bois assemblées provisoirement, pour repérer leur sens d'assemblage en attendant leur montage définitif.

Étage : - 1. Espace compris entre deux planchers. - 2. Hauteur d'étage, expression employée, en escalier pour désigner la distance qui sépare la face supérieure de deux planchers' consécutifs et qui correspond à la hauteur à monter.

Étaiement : - 1. Ouvrage intermédiaire entre une charge et un point d'appui. - 2. Ouvrage provisoire élevé pour soutenir une construction qui menace ruine, ou pour des travaux de reprise en sous-œuvre. Il existe différents types d'étaiements, parmi lesquels on doit choisir le mieux adapté au cas considéré : étaiement en éperon, en chevalement, en cintre, en contrefiche, en étrésillon, etc. : " bien qu'il s'agisse de travaux provisoires, les étaiements sont très souvent délicats à réaliser et font appel au bon sens et à l'orient du charpentier, lequel s'assure de la nature des appuis et estime les charges à supporter ".

Étai : Pièce principale servant de support dans la composition des étaiements.
 

Étanchéité : Complexes bitumineux permettant la mise hors d'eau des terrasses. 

Étrésillon : Sorte d'entretoise employée en étaiement pour renforcer les jambages des baies, lors de reprises en sous-œuvre, ou pour maintenir l'écartement entre deux murs. (Le mot étrésillon est souvent employé à la place d'entretoise, lorsque cette dernière pièce entre dans la composition d'un solivage).

Étrier : Ferrure coudée à l'équerre ou contre-couder, servant à renforcer des assemblages (en particulier dans les solivages, pour la liaison des chevêtres avec les enchevêtrures).
 

Évidement : Partie recreusée d'un profil ou d'un noyau d'escalier (dans ce dernier cas, l'évidement reproduit la forme exacte du jour de l'escalier).  

Extrados : Surface extérieure d'une forme courbe telle qu'un cintre en charpente ou un arc en lamellé-collé. 

Extrusion : procédé permettant d'obtenir un profilé à partir d'une substance à l'état liquide ou semi-liquide que l'on force dans une ouverture. À sa sortie, la substance doit être assez solide pour conserver la forme de l'ouverture. Les profilés d'aluminium ou de PCV sont obtenus par ce procédé. Par analogie, la pâte à dent qui sort d'un tube de dentifrice est une extrusion.

F

 

Façon : - 1. Travail à façon, travail réalisé par un ouvrier ou par un artisan pour le compte d'un particulier, lorsque celui-ci fournit la matière première à mettre en oeuvre. - 2. Débit à façon, syn. de débit sur liste.

Faîtage : Arête horizontale formée par la jonction de deux pans de toiture dans leur partie haute.

 

Faux plafond : Plafond légèr suspendu ou posé sur ossature en sous face du plancher ou de la dalle structurante.

 

Fausse-coupe : Coupe qui n'est ni d'équerre ni d'onglet, ce qui ne signifie pas qu'elle soit due à une erreur.

Faux-comble : Partie supérieure d'un comble brisé, au-dessus du comble mansardé et de la ligne de bris de la toiture.

Faux-entrait : Pièce de ferme de charpente disposée parallèlement à l'entrait, nettement plus haut ; la hauteur entre les deux permet en général d'établir un étage de locaux. Comme l'entrait, le faux-entrait maintient l'écartement des arbalétriers; mais il ne travaille qu'en compression, alors que l'entrait sert de tirant. Il est souvent assemblé aux arbalétriers à tenon et mortaise ; il peut aussi être dédoublé pour composer un moisement assemblé de part et d'autre par boulonnage. Voir Entrait.

Faux-plancher : Plancher de comble non habitable, constitué d'un simple solivage apte à soutenir un plafond et le poids des visites techniques. Désigne parfois aussi les planchers surélevés constitués de dalles sur plots installés dans certains locaux techniques, tels que les salles d'ordinateurs.

 

Faux-tenon : Parallélépipède de bois qui compose un double tenon d'assemblage, à enficher dans deux mortaises qui se font face.

 

Fenêtre : Menuiserie vitrée de différents types.

  • Fenêtre à la française: le vantail ouvre vers l'intérieur suivant un axe vertical latéral.
  • Fenêtre à l'anglaise : le vantail ouvre vers l'extérieur selon un axe vertical latéral
  • Fenêtre coulissante : panneaux coulissant suivant des rails horizontaux haut et bas.
  • Fenêtre basculante : le vantail bascule autour d'un axe central horizontal.
  • Fenêtre pivotante : le vantail pivote autour d'un axe central vertical.
  • Fenêtre à soufflet : le vantail bascule vers l'intérieur autour d'un axe horizontal en partie basse
  • Fenêtre à guillotine : panneaux coulissant suivant des rails verticaux situés de part et d'autre du châssis.
  • Oeil de boeuf : Châssis circulaire basculant autour d'un axe central horizontal.

 

Fer : Métal résistant et malléable. Il entre dans la composition de la fonte ou de l'acier par un alliage avec le carbone.

Ferme : Principal élément porteur de la structure des combles, destiné à recevoir les pannes, le faîtage et les chevrons. La ferme est constituée par l'assemblage de plusieurs pièces, dont les principales sont les arbalétriers, l'entrait et le poinçon; viennent ensuite, selon le type de la ferme : les contrefiches, les entraits retroussés, les jambes de force, les blochets, les aisseliers, etc.

En charpente traditionnelle, les principaux types de fermes sont
:

- La ferme en A, qui se compose essentiellement de deux arbalétriers, d'un entrait retroussé et d'un poinçon.

- La ferme latine, due aux ingénieurs grecs ou romains de l'Antiquité, et composée, sous sa forme la plus simple, d'un entrait, de deux arbalétriers d'un poinçon et de deux contrefiches.

- La ferme à entrait retroussé, semblable à la ferme en A, et dont la partie basse des arbalétriers est soulagée par des jambes de force assemblées dans des semelles qui reçoivent également le pied des arbalétriers.

- La ferme à la Palladio, due à l'architecte italien de la Renaissance Andréa di Pietro, dit Palladio, et dont l'usage s'est surtout développé en France au cours des XVIIIe et XIXe siècles ; sous sa forme la plus simple, cette ferme présente la particularité de comporter deux suspentes assemblées contre les arbalétriers, à l'endroit où ces derniers sont raidis par l'entrait retroussé, et destinées à soulager l'entrait en deux points intermédiaires de sa portée.

- La ferme sur blochets, ferme à entrait retroussé conçue pour s'adapter sur des exhaussements en maçonnerie construits au-dessus du dernier plancher, et pourvue de ce fait de blochets destinée à permettre l'assemblage de pied des arbalétriers et à les relier aux jambes de force, lesquelles se prolongent au plancher, où elles s'assemblent dans des semelles.

- La ferme boiteuse, ferme dont les appuis ne sont pas situés à la même hauteur, ou bien placée dans un comble dont les pentes sont inégales.

- La ferme à la Mansart, ferme conçue pour s'adapter sur un comble à la Mansart. En charpente moderne, les fermes se distinguent les unes des autres par la technique selon laquelle elles sont réalisées, et peuvent être triangulées, à âme pleine, en bois lamellé-collé, etc. La ferme à la Polonceau est une ferme triangulée due à l'ingénieur français Antoine-Rémi Polonceau (1778-1847); l'usage s'en est répandu dans la seconde moitié du XIXe siècle, pour la réalisation d'ouvrages mixtes à grande portée tels que les gares et les entrepôts.

 

Fermette : - 1. Ferme légère employée dans les faux combles, les combles perdus et les ouvrages provisoires. - 2. Fermette industrialisée, appellation regroupant divers systèmes de fabrication de fermes légères assemblées par des goussets en contreplaqué (collés, agrafés ou cloués), par des plaques métalliques (clouées ou assemblées par pression), ou encore par clouage de plusieurs épaisseurs superposées de bois.

 

Ferrure : Pièce métallique faite à façon pour renforcer les assemblages dans les ouvrages de charpente : " les plates-bandes, les harpons et les étriers sont des ferrements ".

 

Feu : Manifestation d'une combustion, dégageant à la fois de la chaleur et de la lumière. La recherche constante de limitation des risques d'incendie et de propagation des flammes a conduit à l'établissement de classifications et de normes d'utilisation des matériaux en fonction de leur comportement au feu et de leur aptitude à ralentir sa propagation.

 

Deux propriétés caractérisent les matériaux :

- La réaction au feu, elle définit la propagation du matériau en tant qu’agent de combustion et donc d’élément de propagation de l’incendie.

- La résistance au feu, elle correspond à la durée pendant laquelle les éléments de construction continuent de remplir leur fonction malgré l’action d’un incendie. On distingue alors :

  • La stabilité au feu (SF) : conservation des caractéristiques mécaniques des éléments.
  • Le degré pare-flamme (PF) : opposition au passage des flammes.
  • Le degré coupe-feu (CF) : échauffement de la face non exposée au foyer.

Le degré de résistance s’exprime par un temps compris entre 1/4h et 6 heures.

 

Feuillard : Bande de fer étroite et mince utilisée pour divers ouvrages, en particulier pour confectionner des contreventements dans le plan des toitures, ou pour équilibrer les forces rampantes des pannes d'un versant sur l'autre (lorsqu'il s'agit d'un ouvrage sur poteaux ne comportant pas, de ce fait de sablières fixées sur les maçonneries).

 

Feuillure : - 1. Profil en forme d'angle rentrant, pratiqué longitudinalement sur l'arête d'une pièce de bois. Ce profil peut être simple (c'est-à-dire à 90°), biais ou double : " lorsque deux feuillures se trouvent face à face dans un même joint, elles produisent une contre-feuillure ". - 2. Feuillure à brique, nom parfois donné à un arrachement ou à une nervure pratiquée dans les montants ou les poteaux qui reçoivent une maçonnerie.

 

Fibragglo : Nom générique des panneaux rigides constitués de fibres ou copeaux de bois agglomérés par un liant hydraulique ; syn.: béton de bois. Les fibragglos sont définis par la nature de leur liant, par la présence ou non de chlorures, parleur format, et par référence à leur norme qui les concerne. Par ex. : fibragglo CPA sans chlorure, 2 000 x 500 x 35, NF B 56-029. Certains sont fournis avec un parement et / ou un isolant thermique contrecollés.

 

Fibre : Filament mince et parfois très long. Les fibres cellulosiques, ou lignifiées, sont les cellules du bois.

Dans le bâtiment, on utilise :


- Des fibres minérales (amiante, laine de roche, de verre, fibre de verre en toiles et feutres non-tissés).

- Des fibres métalliques (fibres d'acier pour renforcement mécanique de bétons et d'enduits projetés) ; ces fibres de renforcement sont de plus en plus utilisées pour armer les bétons dits bétons de fibre, et pour confectionner des mortiers pour chapes et dallages à haute résistance mécanique.

- Des fibres animales ou protéiques : moquettes de laine, bourre, etc.;

- Des fibres synthétiques (polypropylène, polyamide, polyester, etc.).

 

Fibre-ciment : Désigne de façon générique les matériaux préfabriqués constitués de fibres très fines agglomérées par un liant de ciment. Désigne en particulier les produits à base d'amiante-ciment, et ceux dans lesquels l'amiante a été remplacé, depuis les années 70, par des fibres artificielles aux caractéristiques mécaniques comparables. Ce type de matériau, moulé, étendu à plat ou centrifugé, sert à fabriquer une large gamme d'éléments préfabriqués : canalisations, conduits, chutes, panneaux, plaques, tuiles...  

Flache : Dépression à la surface d'un plateau, ou arrondi d'une arête, provenant d'un tronc d'arbre dont les déformations n'ont pas pu être enlevées totalement, lors du débit. (Dans le Larousse, ce mot est du genre féminin, mais les professionnels l'emploient au masculin et disent, par exemple : " le flache des arbalétriers s'oriente toujours en tête ").

 

Flambage ou flambement : Déformation courbe d'un mur trop mince, d'une longue pièce de charpente ou d'un poteau de trop faible section, lorsqu'ils sont soumis à une charge longitudinale excessive, ou dont l'application est décentrée. Par extension, désigne la courbure d'une poutre ou d'un plancher qui subissent des efforts transversaux, ou tranchants.

 

Flasque : Pièce de bois ou de métal, que l'on rapporte de part et d'autre du joint d'une membrure, pour former un assemblage ou le renforcer: " contrairement aux éclisses, les flasques transmettent la totalité des efforts qui sollicitent les pièces sur lesquelles elles sont appliquées ".

 

Flèche : - 1. Construction en charpente très élancée et placée sur les tours d'un clocher, à la croisée du transept ou à côté d'un édifice religieux. Syn. aiguille. - 2. Flèche torse, flèche contenant des arêtiers croches qui donnent une forme en spirale. - 3. En géométrie et en charpente, dans un cintre ou dans un arc, perpendiculaire élevée au milieu de la ligne passant par leur base, et prolongée jusqu'à leur sommet. - 4. Hauteur d'un comble, depuis la ligne de trave jusqu'au couronnement. - 5. Dans un Pont-levis, partie avant de la bascule où se fixent les chaînes de manoeuvre. - 6. Creux produit dans la longueur d'une pièce de bois, lorsque celle-ci supporte une charge trop lourde. - 7. Calcul de la flèche, en résistance des matériaux, moyen par lequel on détermine, compte tenu du coefficient de sécurité, la flèche que prendra une pièce sous une charge déterminée. Dans les ouvrages courants, la flèche admissible est égale à 1/300 de la Portée.

 

Flexion : - 1. Mode de sollicitation qui tend, dans une section d'un élément donné, à comprimer les fibres situées d'un côté de la fibre neutre et à tendre celles situées du côté opposé : " la flexion peut être simple, déviée ou composée, selon que les forces qui sollicitent une poutre sont placées ou non dans le même plan que ses axes, et selon qu'elles agissent seules, simultanément ou alternativement ". - 2. Flexion déviée, sollicitation s'exerçant sur une pièce placée à dévers.

 

Flipot : Morceau de bois long et mince, de section triangulaire et d'épaisseur variable, débité dans un bois bien de fil, et servant à reboucher les gerces des grosses pièces destinées à demeurer apparentes ou à être peintes.

 

Flocage : Projection de fibres mélangées à un liant en vue d'assurer l'isolation thermique d'une surface.

 

Fluage : Phénomène consistant en une augmentation de la déformation d'un système dans le temps, sous l'application d'une charge constante.

 

Fonçure : Planche formant le fond d'un chéneau.

 

Fondations : Assises des structures d'une construction. Les fondations sont conçues en fonction de la nature des sols. Fondations superficielles sur de bons sols (roche, matériau compact et sec...) et pieux sur les sols de mauvaise qualité (remblais, sols poreux...).

 

Fongicide : Produit qui détruit ou empêche le développement des micro-organismes végétaux (lichens, moisissures, mousses). Syn.: anticryptogamique.

 

Forget : Voir Queue-de-vache.

 

Fourrure : Pièce de bois clouée sur un arêtier ou une noue pour recevoir les empannons. Syn. chevron d'arêtier ou de noue. 2. Pièce de bois clouée contre ou sur une autre pièce, pour rattraper un jeu important (dans des travaux de restauration, par exemple).

 

Fonte : Alliage de fer et de carbone, donnant un métal très résistant en compression, mais cassant et non ductile. Les transformations s'effectuent principalement par moulage à chaud.

 

Fourreau : Gaine permettant de protéger les câbles et canalisations dans les traversées de maçonnerie ou dans le sol.

 

Franc : - 1. Marque portée, au moment de l'établissage, sur les pièces placées à gauche de l'axe d'un élément de structure. - 2. Au franc, à gauche.

 

Frêne : (Fraxinus excelsior L.) Angl. : European ash. All. : Esche. Ital. : Frassino, frassino maggiore. Provenances : Europe, ouest de l'Asie.

 

Frise : - 1. La frise chanlattée est une latte à profil biseauté en trapèze, utilisée pour les voligeages; sa largeur va de 50 à 80 mm, ses deux hauteurs étant de 15 et 26 mm. - 2. Planche de débit étroite " 13 cm de large), de 18 à 26 mm d'épaisseur brute, utilisée surtout pour fabriquer les lames de parquet ou divers éléments embrevés. Dans un lambris ou dans une porte à panneaux, la frise est un panneau intermédiaire plus large que haut.

 

Frisette : - 1. Frise rabotée constituant les lames de parquet dont l'assemblage se fait par emboîtement à rainures et languettes ; le parement des frisettes a de 6,5 à 8 cm de largeur. La frisette double est une frisette de largeur inférieure à 6,5 cm. - 2. Planchette de bois résineux d'env. 10mm d'épaisseur, à emboîtement latéral, utilisée en lambrissage des murs et plafonds ; les frisettes sont fixées sur des tasseaux transversaux, avec des pointes (fixettes) clouées en biais dans leurs rainures.

Fronton : Panneau de forme triangulaire ou courbe, mouluré ou non, servant à clore le devant d'un comble de lucarne.

Fruit : Ecart d'aplomb d'une paroi par rapport à la verticale.

 

G

G     

      Gabarit : Modèle réalisé à la grandeur réelle pour servir au traçage, au calibrage ou au perçage d'une pièce.

 

Gâcheur : Contremaître, chez les charpentiers. Il distribue les gâches (c'est-à-dire les travaux devant être effectués par les équipes), et est responsable de l'organisation de l'atelier, de la qualité des travaux qui s'y exécutent, de la productivité et, quelquefois, de l'embauche. Il assure, en outre, la livraison et l'approvisionnement des chantiers, sur lesquels il se rend parfois pour relever des mesures " par ses fonctions, le gâcheur est l'organe de liaison entre le bureau, l'atelier et le chantier ".

 

Gaine : Chute verticale encloisonnée dans laquelle sont groupées diverses canalisations, évacuations, conduites de ventilation...

 

Galandage : Remplissage des pans de bois par des briques ou autres éléments, creux ou pleins, posées à chant.

Galvanisation : Application d'une mince couche de zinc sur les métaux ferreux pour les protéger de la corrosion. La galvanisation, ou zingage, se fait soit par immersion à chaud des pièces dans un bain de zinc fondu vers 500°C, soit par un procédé électolytique.

 

Garde au feu : Distance minimale de 16 cm entre les parois externes d'un conduit de fumée ou d'un foyer de cheminée et tout élément inflammable: poutre, solive, moulure en bois, gaine électrique.

 

Garde-corps : - 1. Balustrade horizontale construite sur le bord du palier d'arrivée d'un escalier. - 2. Dispositif placé, du côté du vide, au-dessus de chaque platelage d'un échafaudage. Le garde-corps se compose d'une plinthe, d'une sous-lisse, d'une lisse et d'une main courante.

 

Gargouille : Entaille comportant un fond et deux joues verticales, et pratiquée à l'extrémité d'une pièce de bois pour lui permettre d'en recevoir une autre qui passe lisse ou qui comporte un léger moisement : " la gargouille est surtout employée pour permettre l'assemblage du faîtage et du poinçon ".

Gauche : Qualifie une surface dont les côtés ne sont pas dans un même plan. Ce phénomène se produit assez souvent lors du séchage des bois de charpente, qui peuvent perdre leur forme primitive.

 

Gauchir : Se contourner, perdre sa forme primitive.

 

Gélif : Un matériau est dit gélif lorsqu'il est sensible au gel. Matériau poreux qui se fissure ou éclate sous l'effet du gel.

 

Gerçure : Petite fente produite à la surface du bois par un séchage mal conduit ou trop rapide, ou par une exposition prolongée au soleil d'un bois incomplètement sec.

 

Giron : Largeur des marches d'escaliers.

 

Gîte : En charpente et en menuiserie, désigne une lambourde, une solive ou un madrier supportant une plate-forme ou un parquet.

 

Glâcis : Faible pente façonnée sur l'appui d'une baie, pour permettre l'écoulement des eaux de pluie : " le glacis comporte en général un léger arrondi dans ses parties haute et basse ".

 

Gond : Elément métallique d'une paumelle supportant une porte ou un vantail.

 

Gorge : - 1. Partie oblique d'une mortaise, située du côté opposé à l'about. Dans un assemblage oblique par tenon et mortaise, la gorge suit l'inclinaison de la pièce qui porte le tenon; la partie malle d'un embrèvement peut également se situer en gorge. - 2. Cannelure dans laquelle passe la corde d'une poulie, gorge du réa d'une poulie. - 3. Partie creuse formant une moulure concave.

 

Goujon : - 1. Grosse cheville métallique. - 2. Boulon de scellement droit, utilisé lorsqu’un poteau n’est jamais soumis à un effort de soulèvement. - 3. Tige dont le fût généralement cylindrique, fileté ou non, est fixé mécaniquement ou par soudage sur une pièce qu’il ne traverse pas. Dans ce cas, en mécanique ou en serrurerie, le goujon remplace, le plus souvent, un boulon, tandis que, droit ou coudé, il sert de connecteur en construction mixte acier-béton.

 

Goupille : Petite pièce métallique passée dans les ouvertures de la tête de certains boulons ou axes métalliques, pour éviter que ces organes ne sortent de leur logement.

 

Gousset : Pièce de tôle plane, ou parfois légèrement pliée, sur laquelle viennent s’assembler plusieurs barres convergentes.

Goûte d'eau : Petite moulure en quart-de-rond réalisée en sous-face d'un appui. Elle évite à l'eau de pénétrer par capillarité à l'intérieur de la construction. Syn. larmier.

 

Gouttière : Profilés métalliques disposé en partie basse des toitures et destinés à receuillir les eaux pluviales et à les canaliser vers les évacuations.

 

Grain d'orge : - 1. Petite rainure en V formée, lors de l'assemblage de deux lames de lambris, par la rencontre des chanfreins réalisés au droit de leur joint, pour en accuser le raccord et atténuer d'éventuels retraits. - 2. Assemblage en grain d'orge, sorte d'assemblage en forme de V, en creux ou en saillie, pratiqué sur le chant de certaines lames de parquet ou de lambris : " le grain d'orge remplace l'assemblage traditionnel par rainure et languette ". - 3. Dent complémentaire d'une fraise, destinée à trancher le fil du bois au droit de l'arasement, avant que le copeau ne soit soulevé, ce qui évite les éclats.

 

Grain du bois : Liaison plus ou moins dense des particules qui constituent la matière : " le grain du bois; ce Chêne, ce Hêtre, ont un joli grain ". Ce sont, en principe, les bois fruitiers (Noyer, Merisier, etc.) qui possèdent le grain le plus fin : " le grain détermine, en fait, l'état de surface d'un bois, après finition ".

 

Gras : Excès de matière parfois observé après un usinage défectueux : " un tenon a du gras, quand il est trop fort pour entrer dans sa mortaise; de même, un arasement a du gras, quand un excès de bois, à la base du tenon, s'oppose à la bonne jonction des pièces ".

 

Gravois : Résidus résultant d'une démolition.

 

Grillage : Assemblage de poutres de charpente s'entrecroisant carrément et reposant en fond de fouille ou sur des pilotis. Le grillage sert d'assise aux fondations d'un édifice élevé sur un terrain instable ou inondé.

 

Grenaillage : Opération d’atelier consistant à soumettre poutrelles et tôles à l’action de grenailles métalliques projetées à grande vitesse par une machine appelée "grenailleuse", pour les débarrasser de la rouille, de la calamine, etc. avant de les peindre. Les usines sidérurgiques fournissent maintenant des tôles et des profilés grenaillés, prépeints ou non.

 

Gros-Oeuvre : Eléments structurants d'une construction. ( fondations, murs, dalles, toitures... )

 

Grugeage : Opération d’atelier consistant à modifier localement la section d’un profilé par découpage soit au chalumeau, soit à l’aide d’une machine équipée d’un emporte-pièce appelé "grugeoir". Le grugeage est indispensable, notamment pour réaliser l’assemblage de poutrelles dont les ailes supérieures ou inférieures sont abrasées.

Guette : Voir Écharpe.

 
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